L’expertise collective sur la réduction des dommages liés à l’alcool a été présentée le vendredi 4 juin, et fournit une analyse complète des connaissances sur le fardeau de l’alcool pour notre pays et formule des recommandations pour le réduire.

Les experts confirment l’impact fortement négatif de la consommation d’alcool sur la santé et la mortalité, et confirme que l’alcool est la première cause d’hospitalisation.

Ils confirment que le risques existent même pour de faibles consommations et qu’aucun effet protecteur ne peut être retrouvé par les données scientifiques, signant ainsi la mort des communications des alcooliers sur la base de ce qui apparait définitivement comme des fakes news (prétendu french paradox ou autre courbe en J).

Le rapport souligne l’importance des mesures structurelles pour réduire les dommages, notamment par la fiscalité (notamment en s’inspirant du prix minimum instauré en Ecosse), une meilleure régulation de l’offre d’alcool (points de vente, nombre de licence IV, durée d’ouverture, contrôle de la vente aux mineurs), et une vigilance sur le marketing du secteur économique. En effet, les politiques publiques n’apparaissent pas à la hauteur des dommages causés par la consommation d’alcool dans notre pays. Les experts recommandent concrètement un retour à la loi Evin d’origine qui a été progressivement affaiblie sous la pression du lobby alcoolier.

Les experts font de nombreuses recommandations sur une prévention plus développée et fondée sur la base des connaissances sur les risques et les repères de consommation, en population générale, mais aussi envers les jeunes, et les femmes qui ont un projet de grossesse.

Cette expertise collective pose désormais les fondations solides et incontestables pour une véritable politique de santé en matière d’alcool, qu’Addictions France appelle de ses vœux.

 

Télécharger la synthèse du rapport