À l’occasion de la Journée Internationale des Droits des Femmes, Addictions France souhaite mettre à l’honneur les femmes qui font notre association. Animatrice de prévention, psychologue, psychiatre et élue bénévole ou personne accompagnée, elles partagent leur expérience et les projets qu’elles portent. Découvrez leurs témoignages !

 

 

Devenir acteur de santé

 

Monique*, accompagnée au sein de l’association, est devenue « patiente ressource » pour le programme d’éducation thérapeutique du patient, Choizitaconso. Elle explique l’importance de son rôle dans ce programme.

« J’ai accepté d’être « patiente ressource » car, même si ce n’est pas un groupe de parole, on échange beaucoup et on peut aider à résoudre certaines situations.  Être patiente ressource c’est être présente, écouter et intervenir. Les participants peuvent s’adresser à moi, je donne mon avis. C’est une expérience très positive. »

*le prénom a été changé

 

 

Accompagner les autres

 

Enora CARRERE, animatrice de prévention et tutrice des volontaires en service civique au sein de l’association, elle encadre depuis octobre, 8 jeunes volontaires pour les aider à mener à bien leurs missions.

« Mon rôle est d’essayer de porter les projets que les volontaires ont envie de mettre en place en leur donnant des pistes tout en leur laissant une certaine liberté. Être tutrice, c’est être à l’écoute, c’est aussi les voir évoluer. Certains prennent même une nouvelle voie à l’issue de leur expérience. »

 

 

S’adapter à la crise sanitaire

 

Sophie BIBA, psychologue clinicienne, a pu expérimenter pour la première fois, lors du premier confinement, la téléconsultation. Un outil qui s’est montré indispensable pour continuer à suivre les personnes qu’elle accompagne.

« Quand on est psychologue, tout est basé sur la communication et notamment sur la communication verbale et les expressions du visage. Quand vous êtes au téléphone, toute une partie de la communication ne vous est pas accessible. Le dispositif de téléconsultation a l’avantage de nous donner accès au regard des usagers. C’est donc un soutien essentiel pour eux. »

 

Mélina RENAUD, animatrice de prévention, a porté un projet de digitalisation visant à dématérialiser les stages stupéfiants dans un contexte de crise sanitaire afin de continuer à accompagner les bénéficiaires.

« C’est un projet qui demande de faire appel à de la créativité, de la rigueur et des capacités d’adaptation. La dématérialisation est une discipline exigeante et très riche, elle suscite notre esprit critique. J’ai pris beaucoup de plaisir à faire ce projet. »

 

 

 

Porter un message

 

Antoinette FOUILLEUL, psychiatre et élue bénévole, apporte depuis plus de 30 ans son expertise au sein de l’association pour améliorer la santé des personnes précaires et changer le regard sur les addictions.

« Depuis plus de 30 ans je milite au sein d’Addictions France pour promouvoir un changement de regard sur toutes les personnes vulnérables en voyant en elles les potentiels non encore réalisés. Fédérer, co-construire, apporter un optimisme authentique au sein d’Association Addictions France est le sens de ma mission qui s’accomplit jour après jour. »

 

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