Le logement, un pilier de l’accompagnement
Les situations d’addiction peuvent être associées à des parcours marqués par la précarité, l’isolement ou des ruptures de logement. Inversement, l’absence de logement stable peut constituer un facteur de vulnérabilité favorisant l’émergence ou l’aggravation des consommations, révélant les liens étroits qui existent entre addictions et précarité résidentielle.
Pour Addictions France, la prise en compte de la dimension logement s’inscrit pleinement dans une approche globale des problématiques addictives. L’accès à un logement stable contribue à réduire les vulnérabilités, à favoriser l’équilibre des situations de vie et à soutenir l’inscription durable dans un parcours de soins.
Concrètement, disposer d’un logement stable permet de :
- Sécuriser le quotidien en offrant un environnement stable et protecteur.
- Faciliter l’accès et la continuité des soins, en permettant un meilleur suivi médico-psycho-social, le respect des rendez-vous et la continuité de l’accompagnement.
- Favoriser l’autonomie en retrouvant des repères, des habitudes de vie et une capacité à gérer son quotidien.
- Soutenir l’insertion sociale et professionnelle, en facilitant l’accès aux droits, à la formation et à l’emploi.
C’est pourquoi la gestion de dispositifs de soin résidentiel complète l’action de prévention, de soins et de réduction des risques proposée en CSAPA et en CAARUD. Ces structures permettent de proposer un accompagnement personnalisé, coordonné par des équipes pluridisciplinaires associant professionnels du soin et du social.
Des dispositifs adaptés aux différents parcours
Les dispositifs de soin résidentiel répondent à des besoins différents mais poursuivent un objectif commun : proposer un hébergement associé à des soins et à un accompagnement global. Au-delà de l’hébergement, ils permettent de réinvestir un lieu de vie, de retrouver des repères, de reconstruire son identité et de renouer progressivement avec les autres. L’accès se fait sur orientation et nécessite une procédure d’admission afin d’évaluer les besoins et la situation de chaque personne.
Les ACT sont des structures médico-sociales qui accueillent des personnes en situation de fragilité psychologique, sociale et/ou économique. Ils proposent un hébergement temporaire associé à un accompagnement dans les démarches administratives, sociales et thérapeutiques.
Addictions France dispose de 76 places en ACT et de 25 places en ACT hors les murs.
Les Lits d’Accueil Médicalisés (LAM)
Les LAM accueillent des personnes en grande précarité atteintes de pathologies lourdes ou chroniques nécessitant des soins, mais ne relevant plus d’une hospitalisation.
Bien qu’ils ne soient pas spécifiquement dédiés aux addictions, ils accueillent fréquemment des personnes dont les parcours cumulent plusieurs difficultés : problèmes de santé, précarité, isolement, absence de logement et, dans certains cas, conduites addictives. Ces problématiques sont souvent liées et peuvent se renforcer mutuellement.
Addictions France est gestionnaire de deux LAM en région Hauts-de-France, à Amiens et à Saint-Quentin.
Le Centre Thérapeutique Résidentiel (CTR)
Le CTR est une structure spécialisée dans l’accompagnement des personnes concernées par une addiction. Les résidents y sont accueillis pendant plusieurs mois et bénéficient d’un programme thérapeutique associant suivi médical, psychologique, éducatif et activités de réinsertion.
Les Appartements Thérapeutiques (AT)
Les AT permettent à des personnes en voie de stabilisation de poursuivre leur parcours de soins tout en développant progressivement leur autonomie. Ils constituent une étape intermédiaire entre un accompagnement thérapeutique renforcé et le retour vers un logement hors dispositif.
En 2025, 220 personnes ont ainsi pu être accompagnées par les dispositifs résidentiels d’Addictions France.